Nous ne sommes pas les seuls à nous déplacer : nourriture, objets et appareils électroniques voyagent aussi. Parfois plus que nous : un simple jean parcourt, en moyenne, 65 000 kilomètres. Une petite commande sur Amazon, un avocat du Mexique ou des fraises en hiver, et nous voilà en partie responsables de la pollution liée au transport des marchandises. Une pollution loin d'être anecdotique, puisqu'en France, les seuls poids lourds représentent 21% des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Au rayon alimentaire, on se renseigne sur la provenance de ses aliments en tentant de consommer local au maximum : au marché, dans une Amap ou une Ruche qui dit oui !, un magasin de producteurs ou chez le fermier du coin. Un petit clic sur ces alternatives pour trouver près de chez vous ces solutions locales, meilleures pour l'environnement et notre santé.
Comprendre ce qu'est une Ruche qui dit oui ! en moins de deux minutes grâce à cette vidéo
Côté objets, allier économies et sauvegarde de la planète, c’est possible : acheter son électroménager
- dans le réseau Envie (des appareils d’occasion reconditionnés par des personnes en insertion)
- chez Emmaus
- ou le site Back Market.
La plupart d’entre eux proposent des garanties pour leurs produits d’occasion. Pour les habits, vous devriez être déjà incollables, sinon la saison 2 du blog vous donnera toutes les infos nécessaires. Pour tout le reste (jouets, ustensiles de cuisine, meubles, etc.), vous connaissez déjà la solution : les sites comme Le bon coin, Label-Emmaus, les vides-greniers et les brocantes ou la location au lieu de l’achat. Le site riendeneuf est une mine d’or en la matière et permet une recherche par type d’objet ou par région.
Mais que font l'état et les entreprises ?
Question légitime et ô combien complexe : alors que des solutions moins polluantes pour transporter les marchandises existent déjà – transport fluvial, autoroutes ferroviaires, développement des circuits courts -, les changements semblent bien longs à se mettre en place. Lenteur administrative, investissements de départ conséquents, mauvaise gestion des compagnies privées ou publiques…: il suffit de faire quelques recherches sur le secteur du fret ferroviaire par exemple pour s’apercevoir qu’il s’agit d’un vrai sac de nœuds. Alors, en attendant que cela suive en haut, il ne nous reste qu'à envoyer des signaux positifs et changer nos comportements d’achat.
> Épisode suivant
#8 Le futur de la mobilité